Pourquoi lorsque nous allons mal les « outils bien-être » (seuls) ne résolvent pas nos problèmes

Se sentir obligé d’aller bien, d’être calme, d’être heureux, c’est une double peine que nous nous infligeons.

Nous avons le droit d’être anxieux, triste, en colère, de nous sentir seul, d’avoir peur, de nous sentir nul, que sais-je encore. Oui, nous ne sommes pas parfaits, oui, la vie est parfois difficile. Ces émotions ne sont pas négatives, elles sont désagréables ET elles sont tout aussi importantes que les autres. Elles sont l’expression de nos besoins, et particulièrement lorsque nous ne pouvons ou ne voulons pas les entendre, parce que nous sentons qu’y répondre implique des changements qui peuvent nous faire peur. 

Les conventions sociales nous apprennent dans ces cas-là qu’il faut « se secouer », « prendre sur soi », « aller de l’avant » (c’est à dire ne surtout rien changer !).
Ainsi nous nous condamnons jour après jour à revivre les mêmes situations et à recevoir les mêmes messages de notre corps : mais comme nous n’avons pas pu entendre sa manifestation émotionnelle, il va devoir parler de plus en plus fort (palpitations, tensions, douleurs, crises de panique…).

Et un business fleurit autour du « bien-être », avec la proposition d' »outils » magiques qui vont nous permettre, par exemple, de « Effacer les soucis » avec une « éponge magique » (cit., et ce, dès l’enfance !!!).

Or, dans les moments où nous perdons pied, « les outils » qu’on nous survend ne peuvent pas suffire. « Imaginer que ton monde a changé, que les soucis ont disparu » ça ne marche pas. « Se concentrer dans une bulle de tranquillité », ce serait bien, mais ce n’est pas possible aujourd’hui. « Dire non à la colère » c’est renier mes besoins, obliger mon corps à me les signaler autrement, par la somatisation. 
Et voilà la double peine : de surcroit, nous nous en voulons de ne pas être capables d’appliquer ces recettes magiques. Nous n’avons pas conscience qu’elles équivalent à un dressage et qu’elles nous poussent à ne pas respecter ce que nous vivons et ressentons.

Pour nous sentir mieux, nous pouvons apprendre à accueillir (on pourrait dire observer, sans jugement) comment nous nous sentons, nous.
On n’aurait pas idée de commander pour notre maison les mêmes fenêtres que les voisins, ça nous paraît évident qu’il faut prendre les mesures, regarder le style qui convient… mais nous n’avons pas suffisamment conscience que nous aussi, nous sommes uniques, et que nos besoins le sont aussi.
Chacun d’entre nous a son propre mode d’emploi que personne d’autre ne connaît (même pas le professionnel qui peut vous accompagner).

Chacun d’entre nous pourra trouver sa propre porte d’entrée vers cette relation à soi : la sophrologie en fait partie, pour d’autres ce sera le yoga, le sport, la musique, la méditation, la cuisine, la marche … … … …

Dans le cabinet du sophrologue, vous évoluez dans le cadre bienveillant et sans jugement de la sophrologie, dans lequel vous pourrez apprendre à vous rencontrer, à vous écouter, à vous accueillir vous-mêmes. Et quand cela prendra sens pour vous, vous saurez vous saisir à votre façon et en fonction de vos ressentis et de votre vécu de plusieurs techniques (la respiration, la relaxation, la méditation, la pleine présence, la visualisation positive, la créativité…) qui vous permettront de poser votre propre cadre pour entretenir par vous-même cette rencontre et cette écoute.

Je vous conseille un livre très précieux pour mieux comprendre tout cela : « Foutez-vous la paix ! » de Fabrice Midal

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